La prévalence de l’obésité a fortement augmenté ces dernières années (enquête ObÉpi, 2012). Chez l’adulte atteint d’une obésité sévère, il est admis que la chirurgie bariatrique est l’un des traitements les plus efficaces à long terme permettant de diminuer durablement l’excès de masse grasse et les comorbidités (Sjöström, 2004). La pratique de la chirurgie bariatrique en France a nettement augmenté avec en 1995 seulement 2 000 opérations et plus de 58 130 en 2017 (Haute Autorité de Santé, 2017). Mais selon l’étude de Wimmelmann et al. (2014), 2 ans après l’opération plus de 20 à 30% des patients sont en échec, caractérisé par une reprise pondérale de plus de 50% du poids perdu. La pratique d’une activité physique seule ne permet pas la perte de poids, mais prévient significativement le rebond pondéral post-opératoire (HAS, 2011). Selon l’ « American Society for Metabolic Bariatric Surgery », l’activité physique pratiquée après la chirurgie bariatrique permet d’améliorer la perte de poids et son maintien durable, et de prévenir la perte de masse musculaire (Musso, 2013). Les recommandations d’activité physique dans ce contexte (INSERM 2008, ACSM 2011 : 150 à 300mn/sem à intensité modérée) sont similaires à celles préconisées en cas d’obésité.  Cependant, plus de 60% des patients opérés n’atteignent pas les recommandations en matière d’activité physique. 

La stratégie globale de ce projet se décompose de la manière suivante :

Entretiens motivationnels en activité physique, évaluation des capacités physiques, réalisation d’un programme personnalisé d’APA d’une durée de 6 mois, entretiens motivations en activité physique pour favoriser l’autonomisation de la pratique. 

Un certificat médical d’absence de contre-indication sera systématiquement demandé au chirurgien ou au médecin qui suit le patient. Le projet assure une continuité de la pratique d’activité physique en amenant le patient-pratiquant à une forme de pratique autonome à l’aide d’entretiens individuels motivationnels. Le patient-pratiquant à l’issue du programme a la possibilité de s’inscrire à des créneaux APA auprès de l’Enseignante APA diplômée en charge de ce programme (Ophélie Villard).

Réelle complémentarité entre la chirurgie bariatrique et l’activité physique dans la prise en charge clinique de l’obésité :

L’activité physique pratiquée après la chirurgie bariatrique permet d’améliorer la perte de poids et son maintien à long terme, et de prévenir la perte de masse musculaire (Musso, 2013). Ainsi, il a été montré que 41% des patients opérés d’une chirurgie bariatrique ne respectaient pas les recommandations en matière d’activité physique. Ce pourcentage est intimement lié à celui de la reprise de poids 2 ans post-opération. Il est conseillé de pratiquer une forme d’activité physique de façon régulière et habituelle. Pour mettre toutes ses chances de son côté sur le maintien de la perte de poids.

La pratique entre même dans les recommandations pré et post-chirurgicales chez les personnes obèses. Certains auteurs comme Livhits et al. (2010) et King et Bond (2012), ont montré que la pratique d’une activité physique est associée à des bénéfices en termes de maintien de cette perte de poids, mais aussi de bénéfices sur la fonction cardiovasculaire ainsi prévient des maladies cardiaques.

L’activité physique a un rôle majeur sur les paramètres altérés par la chirurgie bariatrique comme la perte de masse musculaire et la diminution de la densité minérale osseuse. En termes de pathologies de l’appareil musculo-squelettique, il existe une évidence claire de l’amélioration de la douleur et de la fonction globale. Il est également clairement établi que des exercices réguliers, en particulier des exercices de renforcement musculaire des abdominaux et muscles lombaires et de proprioception chez les patients lombalgiques, permettent une réduction significative des douleurs.


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