La NAFLD est caractérisée par une accumulation excessive de gras dans le foie (cliniquement appelée la stéatose hépatique), liée à l’insulinorésistance. La NAFLD est définie par une stéatose dans plus de 5 % des hépatocytes (European Association for the Study of the liver 2017).

La NAFLD regroupe un large spectre de lésions hépatiques dans lequel on distingue deux grandes entités : la stéatose isolée et la stéatohépatite non alcoolique (NASH : non alcoholic steatohepatitis). La NASH est définie par la présence d’une stéatose avec inflammation du foie. La NASH correspond à la forme agressive de la maladie entrainant à l’accumulation de fibrose (transformation du tissu fonctionnel en un tissu fibreux) des cellules du foie avec évolution vers la cirrhose et ses complications (insuffisance hépatique, rupture de varice voire un cancer du foie appelé l’hépatocarcinome).

La NAFLD ou dernièrement appelé les MAFLD (metabolic fatty liver disease) touche près de 25% de la population européenne. La première cause de mortalité des patients ayant une NAFLD est représenté par les complications cardio-vasculaires. La pratique régulière d’une AP a prouvé́ de nombreux de bénéfices en termes de morbidité cardiométabolique. Le traitement préventif et curatif de la NAFLD repose sur les mesures hygiéno-diététiques. Ces mesures ont prouvé́ leur efficacité en termes de résolution de la NASH (et de stabilisation voire de régression de la fibrose). L’APA est maintenant une prescription médicale du médecin référent, en France, depuis mars 2017. Cependant, les paramètres de modélisation d’un programme APA restent encore peu connus et demandent à être précisés dans le cadre de sa prescription pour les personnes présentant une NAFLD. 

Ce programme a pour objectifs : (1) d’évaluer l’efficacité et l’adhésion à une prise en charge en APAS pour des patients NAFLD d’une durée de 12 semaines, et (2) d’évaluer les effets à long terme de ce programme (6 mois après arrêt du programme). 

Les participants seront des patients atteints de NAFLD pris en charge au sein du CHU de Nice. 

Les effets de ce programme seront évalués sur la base de différentes mesures : composition corporelle, capacité physique, qualité de vie, et état hépatique. 

Ce programme permettra, à terme, d’élaborer une standardisation de la prescription d’APA pour les patients atteints de NAFLD. 

Pour comprendre quel type d’activité physique est à privilégier pour relever une efficacité optimale chez les patients avec une NAFLD, nous nous sommes appuyés sur la revue de Sullivan et al., (2012) pionniers dans l’analyse typologique des pratiques physiques et la répercussion chez les patients NAFLD. Les résultats de l’étude révèlent une amélioration du profil lipidique (i.e., diminution du niveau de triglycérides intrahépatique, de la sécrétion de VLDL) par une pratique physique à dominante aérobie (i.e., 30 minutes à hauteur de 2 fois par semaine d’AP endurance à une intensité de 50-55% de VO2max pendant 16 semaines). L’AP type résistance est également étudiée pour identifier les effets bénéfiques sur la fonction hépatique. Zelber-Sagi & al. (2014) indiquent une réduction de la stéatose hépatique directement liée à cette pratique physique. Ce type d’AP réduit significativement l’adiposité hépatique et abdominale en comparaison à la pratique d’AP à dominante aérobie

A ce jour, il n’existe pas de recommandation en termes d’intensité, de type et de durée pour l’exercice physique à visée thérapeutique chez les patients NAFLD alors que cela concerne plus de 90% des patients avec un syndrome métabolique ou encore plus de 70% des patients diabétiques de type 2. En revanche, de nombreuses études suggèrent de combiner l’exercice à dominante aérobie et celle de type résistance. Cette combinaison permet de potentialiser les bénéfices-santé liés à l’AP, notamment une amélioration des paramètres métaboliques incluant une meilleure glycémie, une diminution du tissu adipeux viscéral et une réduction des risques de maladies cardiovasculaires (Zoppini et al., 2012). 


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